Du tactile à la reconnaissance vocale ? Quand le COVID-19 remets en question nos interfaces Homme-Machine.

Le COVID-19, seulement un début ?

 

La crise sanitaire liée au COVID-19 a réellement transformé notre société. Cette évolution sociétale et économique est née des nouvelles préoccupations en matière de santé publique. Les prises de conscience sur les risques sanitaires liés à nos différents usages se sont multipliées et ce dans tous les environnements.

En effet, comme principal vecteur de transmission : les micro-gouttelettes de salives contenues dans le souffle. Ces dernières se déposent sur les surfaces, directement ou par extensions (par exemple les mains), quelles qu’elles soient et favorisent la propagation du virus. Ainsi, tables, poignées de porte, barres des transports en commun ou…écrans tactiles, tous sont possiblement des “zones à risque”.

On le sait d’autant plus aujourd’hui, cet épisode de crise n’est pas une nouveauté et dans l’avenir il s’agira d’un phénomène de plus en plus courant. Nos systèmes doivent évoluer pour s’adapter aux nouvelles conjonctures et s’approprier les nouvelles normes afin d’apporter sécurité et sérénité à chacun.

 

“Au delà des systèmes de santé et de la gestion de crise, cet événement a remis sur la table tous les questionnements sur nos usages, devenus jusqu’à maintenant la norme.”

 

Une crise favorisant l’innovation

 

Problèmes identifiés = solutions adaptées ? Dans l’idée c’est ce que nombre d’organismes, nationaux ou mondiaux, publics ou privés, ont décidé de chercher. En effet, les concours et appel à projets dans ces thématiques liées à la pandémie se sont multipliés (Challenge COVID-19 par BPI France ou Appel à projet Aéroport de Paris remporté par Vivoka ! ). Radiologue artificiel, bracelet connecté médical, détecteur express de virus, voicebot d’assistance au covid… : mêlant urgence et besoins, les crises sont souvent des accélérateurs de l’innovation.

“Beaucoup le disent, le COVID-19 a provoqué une épidémie d’innovations.”

Ce qui nous intéresse particulièrement est la transformation de nos habitudes à travers une technologie déjà bien connue mais encore en peine d’adoption : la reconnaissance et la synthèse vocale ! 

Tout porte à croire que le COVID-19 a réellement donné du crédit à cette technologie, notamment pour ses cas d’usages parfaitement en adéquation avec les nécessités sanitaires actuelles.

 

Ne touchez plus, parlez (mais avec un masque!)

 

En effet, quoi de mieux pour redéfinir nos usages que d’utiliser une méthode d’interaction (et tous ses codes) encore très peu utilisée et surtout intangible ? 

Face au COVID-19, les technologies vocales ont un argumentaire plus que robuste ! 

 

  • La reconnaissance vocale est une technologie réellement “touchless”, réduisant en quasi-totalité les contacts physiques avec les interfaces (bornes, écrans, guichets etc…) et donc les risques de transmission.
  • La puissance du vocal, qu’il s’agisse de reconnaissance ou de synthèse, est dans capacité à répondre rapidement et intuitivement à un besoin. Grâce à cette performance, les interfaces vocales permettent de réduire les goulots d’étranglement et le nombre de personne simultanément au même endroit, sur un même service.
  • Le port du masque (devenu obligatoire dans de nombreuses circonstances) n’entrave en rien la précision de la reconnaissance vocale selon une étude de l’Education Testing Service.

 

Le vocal qui était déjà dans une bonne tendance (4,2 milliards d’appareils équipés et un doublement du chiffre d’ici 2024 selon Juniper Research) gagne encore en notoriété, cette fois-ci de par ses propriétés touchless et “covid-free”. Souvent considéré comme un gadget, ses cas d’usages contextualisés lui donne sa légitimité comme réelle technologie d’avenir.

Plusieurs acteurs y voient un fort potentiel, c’est notamment le cas des Aéroports de Paris dans le cadre d’un appel à projet post-confinement.

 

Vivoka et Aéroport de Paris (Groupe ADP) pour développer le vocal.

 

Les aéroports sont en première ligne lorsque des problèmes sanitaires explosent car ils sont à l’origine de leur migration. Pour lutter face aux risques inhérents, ADP (Aéroport de Paris) a décidé de laisser libre cours à l’innovation.

Dans ce contexte, Vivoka a eu l’opportunité de remporter l’appel à projet vocal des Aéroports de Paris. Ce chantier concerne principalement l’intégration de technologies de reconnaissance vocale dans les différents supports au sein des aéroports du groupe. 

En effet plusieurs pôles sont sujets à l’expérimentation :

  • Contrôler les ascenseurs vocalement dans leurs différentes actions (monter/descendre, ouvrir/fermer la porte …)
  • Naviguer sur les bornes d’embarquement et les bornes d’impression de billet avec la voix pour :
    • Faciliter l’usage de l’outil
    • Limiter la transmission des virus

Ces 3 éléments constituent les problématiques relevées par le groupe, notamment en ce qui concerne les goulots d’étranglement et zones dites à risque par forte affluence. Les résultats poussés du projet en collaboration avec Vivoka sont attendus au terme de la période d’expérimentation.

 

En conclusion

Concrètement, le COVID-19, comme toutes les crises majeures, est un tremplin pour l’innovation malgré les problèmes qu’il entraîne. À travers les circonstances de cette pandémie, la reconnaissance vocale (et toutes les technologies du même univers) ont été plébiscitée pour leur mode d’interaction “touchless”.