Comment intégrer le vocal dans mon métier ?

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Où en êtes-vous vis-à-vis des technologies vocales ? Enceintes connectées, VoiceBot ou assistants vocaux s’intègrent de plus en plus dans le paysage économique, devenant des produits quasiment éprouvés. Le vocal présente de nombreux avantages, tant au niveau de l’individu que de l’entreprise, dont nous avons longuement parlé dans notre blog. Pour autant, un sujet n’est pas couvert : comment faire pour intégrer cette technologie dans une activité ? Figurez-vous qu’en seulement 3 étapes, il est très facile de couvrir ce processus, nous vous expliquons tout.

1.Bien commencer : Identifier le besoin et les opportunités

Comme dans tout projet, la première étape consiste à effectuer un diagnostic de la situation. En ce sens nous entendons d’identifier au sein de l’entreprise quelle activité et plus particulièrement quel type de processus est propice au vocal. En effet, il est essentiel d’utiliser la voix pour créer des interactions significatives qui améliorent, et non interrompent, la vie des gens, clients ou salariés. 

Malgré les idées conçues, le vocal n’est pas forcément adapté à tous les usages : parfois il va simplement remplacer une action manuelle sans apport de performance.. Par contre dans une majorité des cas, bien imaginé, le vocal associé à des intégrations intelligentes est générateur de valeur. Par exemple, une illustration très simple, entre allumer la lumière à la voix et via un interrupteur, la valeur est faible, par contre programmé un scénario complet pour les luminaires permet de passer l’usage à un autre stade.

Ainsi, il est nécessaire d’identifier les différents flux et les éléments qui s’y rapprochent afin d’avoir une vision globale de la situation et estimer les retombés du projet. Cette première étape est donc la fondation du projet, et surtout la structure nécessaire pour établir le cahier des charges que nous allons voir dans le prochain step.

2.Structurer le projet vocal : la mise en place d’un cahier des charges

Une fois l’environnement étudié et ciblé, il est maintenant nécessaire de mettre à plat les différentes fonctionnalités souhaitées, ainsi qu’estimer leur faisabilité. Pour faire cela, c’est très simple, la création d’un cahier des charges (commun à de nombreux fonctionnement “projet”) est très recommandée. D’une part vous êtes assuré du contenu et de la structure du projet, d’autre part cela permet d’avoir un document de référence avec vos partenaires techniques (dans le cas où vous avez recours à des services externes, ce qui est généralement le cas si vous n’avez pas les ressources).

Les éléments pouvant être pris en compte dans le cahier des charges peuvent être les suivants :

  • Les spécifications concernant le matériel et/ou les équipements prévus dans l’utilisation de l’outil vocal (résistance, durée de vie, adaptation, nature, mémoire etc…)
  • Les paramètres concernant le stockage et l’envoi de données (connectivité prévue, fonctionnement hors-connexion, synchronisation, serveurs prévus, communication etc…)
  • Les données nécessaires recensées dans le cadre de l’utilisation (habitude client, liste de produit, références, commandes d’une machine etc…)
  • Les modalités de test de la solution avec les critères devant être validés.
  • Les attendus concernant l’interface d’utilisation (UX/UI) et également les interactions Homme-Machine.
  • Un descriptif des différentes fonctionnalités, regroupées parfois sous forme de modules, qui conditionnent le déroulement du projet.
  • etc…

Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive et c’est sur le dernier point que nous aimerions attirer votre attention. En effet, dresser la liste des fonctionnalités n’est pas toujours facile car il faut avoir une vision stratégique transversale pour bien remplir tous les attendus du projet. 

Les fonctionnalités, souvent appelée “use case” relèvent des notions de conception design et d’UX vocale. Il s’agit de combiner facilité d’utilisation, résultats satisfaisants par rapport aux bénéfices attendus et continuité de l’interaction Homme-Machine (utiliser le vocal de bout en bout, sans devoir varier les types d’interactions).

 

Une fois le cahier des charges dressés et la méthodologie de conduite du projet structurée, le développement peut avoir lieu, précédent la phase de test.

3.Garantir un résultat : tester puis déployer.

Nous y sommes, votre solution vocale est opérationnelle dans sa première version, pour autant rien n’est dit que tout marchera parfaitement du premier coup. Vient alors la phase de test pour plusieurs raisons : s’assurer du fonctionnement du système et identifier des axes d’amélioration possibles. Pour se faire, des protocoles de test sont à mettre en place pour s’assurer de la rigueur des tests. 

Ici encore, plusieurs éléments sont à prendre en compte :

  • Qui test ? En effet, il est important de mettre en place une population définie de testeur avec des critères précis, pour ne pas biaiser les résultats. Il peut s’agir de clients, d’employés en dehors du projet etc…
  • Combien de temps doit durer le test ? Cette durée peut varier selon l’exigence de qualité mais aussi la pertinence des tests selon leur complexité.
  • Quels critères de tests à instaurer ? Il est ici nécessaire de regrouper les différents tests par thématique et d’associer, pour chaque test unitaire, une validation technique ou expérientielle.

Encore une fois, la liste ici n’a pas la prétention d’être complète car chaque projet est par nature différent d’un autre. Cependant, cela vous donne à nouveau une idée et des pistes pour diriger le vôtre à bon escient. 

Une fois les tests réalisés, la solution est finalement opérationnelle et prête à être déployée. Pour se faire, et selon le type de technologie (Cloud ou embarqué) les procédures vont différer. S’il s’agit d’une solution Cloud, le déploiement sera facilité car dématérialisé. En revanche pour une technologie embarqué, dans un hardware notamment,  il faudra prendre en compte les mesures d’installation et de logistique plus largement.

Vous y êtes, votre solution vocale est normalement prête à l’emploi. Vos utilisateurs, qu’il s’agisse de vos clients ou de vos employés, sont en mesure de l’utiliser. Pour autant votre travail n’est pas terminé. Comme pour toute démarche d’innovation, il est essentiel de mettre en place des systèmes de feedback utilisateurs afin de mettre en route l’amélioration continue de la solution.

 

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