Comment créer un bon design conversationnel (VUX) ?

Avec l’avènement de la reconnaissance vocale et sa démocratisation avec les assistants vocaux, de nouveaux usages sont apparus. Ces nouvelles habitudes sont en partie motivées par les avantages de cette nouvelle interface homme-machine (IHM). Elles ont profondément repensé la façon dont les gens conçoivent les produits et les services. Par exemple, les résultats des moteurs de recherche ont évolué pour intégrer les requêtes vocales. Avec cette évolution rapide de la consommation, un décalage s’est naturellement installé dans les pratiques des entreprises. Ce déséquilibre a donné naissance à de nouvelles branches du marketing, qui sont : Le marketing vocal et le design conversationnel (VUX).

Comment imaginer un design conversationnel (VUX) ? Comment comprendre ces nouvelles pratiques liées aux assistants vocaux ?

 

Qu’est-ce que l’expérience vocale utilisateur VUX

 

L’expérience vocale utilisateur (VUX) désigne l’art de créer des expériences vocales conçues pour (et souvent par) les utilisateurs. Il s’agit de la conception et du développement de l’expérience utilisateur avec la voix comme principale méthode d’interaction. Cela prend également en compte l’ensemble du champ d’application de la « voix » dans lequel le design sonore (basé sur le text-to-speech TTS par exemple) est incorporé.

Fondamentalement, le design conversationnel est un ensemble de principes visant à fournir à l’utilisateur une expérience vocale sans friction et réellement engageante.

 

Basé sur les meilleures pratiques de l’UX

 

Comme l’UX co-existe avec l’UI, la VUX vient avec une interface vocale (VUI). La VUI est une pratique de conception permettant aux utilisateurs d’interagir avec un système à l’aide de leur voix. Le design conversationnel est inclus dans l’interface, tout comme l’UX est incluse dans l’UI. Elles doivent travailler ensemble pour offrir une expérience globale optimale avec les assistants vocaux, la reconnaissance vocale ou tout autre appareil à commande vocale.

Etant donné que l’expérience utilisateur vocale découle de l’UX générique, vous pouvez appliquer certaines des meilleures pratiques de la conception UX au VUX. Voici quelques lois qui sont déjà utilisées pour le design conversationnel :

  • La loi de Hick, qui est un principe selon lequel vous ne devez pas offrir trop d’options à vos utilisateurs. Cela risque d’allonger leur processus de décision, ce que vous nous souhaitez pas et eux non plus ;
  • Les effets d’ordre et de récence stipulent que les gens se souviennent généralement mieux du premier et du dernier élément d’une série. Selon ce principe, vous devez placer les informations importantes au début et à la fin d’un dialogue ;
  • La divulgation progressive conseille de demander une information à la fois, de ne pas poser plusieurs questions en une seule phrase ;
  • L’effet de cadrage est un biais cognitif. Une personne décidera des options selon qu’elles sont présentées avec des connotations positives ou négatives. Essayez d’éviter d’utiliser des phrases négatives car les gens peuvent mal les comprendre ou les prendre personnellement.

 

Pourtant, le design conversationnel est différent des autres formes d’UI/UX. En effet, la voix est naturelle pour les êtres humains et peut donc évoquer des réponses émotionnelles et offrir des informations plus profondes telles que le ton et l’intention. En outre, la voix est un excellent moyen d’améliorer l’accessibilité, mais pour ce faire, il faut la concevoir correctement.

 

Qu’est-ce qui est arrivé en premier ? Le « voicefirst » et le design conversationnel (VUX)

 

Ces dernières années, nous avons assisté à l’avènement des technologies vocales et à leur utilisation décuplée. Vous avez peut-être entendu parler du mouvement « Voice First« , qui implique une croissance importante des assistants vocaux et de la reconnaissance vocale. La voix étant un moyen naturel de s’exprimer, les êtres humains l’utilisent pour tout type de communication.

 

Il est donc naturel que le design conversationnel soit devenu obligatoire afin d’offrir aux utilisateurs des expériences exceptionnelles en matière de produits vocaux. Ces deux éléments sont fortement liés dans le sens où :

  • La VUX n’existerait pas si le monde n’était pas de plus en plus orienté vers la voix (voice first) ;
  • Un univers « voice first » ne serait pas une opportunité si les interfaces vocales n’étaient pas instinctives et pratiques grâce à la VUX.

 

Ainsi, comme toute autre interface utilisateur, l’expérience vocale doit faire de la voix une option durable et devra évoluer en fonction des attentes des utilisateurs. C’est le seul moyen dont dispose la voix pour rester dans la société d’aujourd’hui et s’imposer comme une option forte.

De l’expérience naît le concept de Marketing Vocal

 

Le marketing vocal recouvre toutes les expériences de marque et les points de contact rendus possibles par les technologies vocales.

 

De nouvelles façons de se connecter avec les clients et de promouvoir la marque

 

Cette nouvelle forme de marketing améliore l’expérience du client en étant plus engageante et plus amusante, ainsi qu’en donnant aux produits et services un caractère intuitif. En outre, elle permet de délivrer le message et la promesse de la marque via un canal plus conversationnel, plus proche d’une relation entre humains.

 

Aujourd’hui, il existe de multiples façons de communiquer avec les prospects et les clients. La voix représente toujours un moyen plus direct d’entrer en contact avec eux. Poser des questions à voix haute ou utiliser la commande vocale pour commander des choses en mains libres et permettre à votre produit ou service de répondre aux utilisateurs en font une fonctionnalité pratique qui génère de la satisfaction.

 

Quelques exemples de marketing vocal

 

Il existe désormais une multitude de nouveaux points de contact dans le parcours des clients que les entreprises doivent maîtriser. Par exemple, le branding sonore et l’optimisation de la recherche vocale deviennent de plus en plus importants.

  • Le branding sonore est une pratique récente qui est équivalente au branding visuel mais pour l’audio. Il s’agit de l’utilisation de sons et de musique pour renforcer la notoriété et la reconnaissance de la marque ;
  • Le Voice Search Optimization (VSO), vous l’aurez compris, est le référencement basé sur la voix car la recherche vocale est actuellement en plein essor. De plus en plus d’outils de recherche la proposent comme option plutôt que d’utiliser la classique barre de recherche écrite.

 

De la même manière que le VSO apparaît comme une option supplémentaire au référencement classique, ce n’est que le début de la publicité vocale. La publicité vocale propose des publicités audio aux auditeurs, principalement grâce aux assistants vocaux comme Alexa. Cette technique est considérée comme moins intrusive que les publicités classiques comme les vidéos ou autres. En effet, le système demande à l’utilisateur s’il souhaite écouter les publicités au préalable. A la fin de la publicité, le système propose à l’utilisateur de lui donner plus d’informations. Comme cette méthode est moins intrusive, les utilisateurs sont plus susceptibles de l’accepter, ce qui devrait se traduire par une attention accrue pendant l’écoute des publicités. Ainsi, la publicité vocale augmenterait l’attention et la notoriété associée. En effet, si elles sont bien conçues, avec, par exemple, un excellent son, les publicités vocales pourraient être un moteur de la notoriété d’une marque.

 

De nouvelles sources de revenus

 

De nouveaux modèles commerciaux devraient émerger de ces nouvelles utilisations de la voix. Certains l’exploitent déjà ! En effet, Apple a annoncé en 2021 son modèle économique vocal. En clair : Apple Music est désormais moins cher pour les utilisateurs de Siri :

« La nouvelle expérience musicale, conçue exclusivement pour Siri, ne coûte que 4,99 dollars par mois ».

Selon Apple, Siri et Apple Music sont des partenaires naturels et doivent donc être utilisés ensemble. Apple a grandement misé sur la voix et fait de son mieux pour la démocratiser. De plus, Siri étant déjà activement utilisé sur des millions d’appareils à travers le monde, l’adoption devrait être rapide, d’autant plus sachant qu’Apple ajoute des fonctionnalités dirigées par la voix et promet une expérience personnalisée grâce à cela.

 

Penser l’expérience vocale

 

En amont, il convient d’effectuer des analyses comparatives afin de voir ce que font vos concurrents dans le domaine du design conversationnel. Mais, au-delà de cela, demandez également à vos utilisateurs ce dont ils auraient besoin. Comprenez comment ils aimeraient l’utiliser et quelles sont leurs motivations. Pour ce faire, vous devez d’abord penser à votre persona.

Centré sur l’utilisateur et sur la voix

 

Avant toute chose, vous devez réfléchir à vos personas. Vous devez en avoir au moins un, mais idéalement vous en créez autant qu’il y a de types différents de personnes susceptibles d’acheter votre produit ou service. Cet article n’est pas un cours de marketing, mais les personas sont indispensables pour créer des interfaces centrées sur l’utilisateur. Ils vous permettent de savoir qui va utiliser votre produit et donc de le concevoir pour eux.

 

Les personas comprennent généralement des informations de base concernant votre public cible, telles que le nom, les données démographiques, les objectifs, les besoins, les motivations, les points bloquant, etc… Mais lors de la conception pour la voix, vous devrez inclure des informations environnementales. Le bruit de fond, la proximité du microphone, le jargon spécifique, le respect de la vie privée, mais aussi le lieu et le moment où les utilisateurs interagiront avec l’interface vocale. Ce dernier point est appelé « placeona ».

 

Un « placeona » peut aider à prendre en compte les situations environnementales qui pourraient freiner les utilisateurs d’utiliser un système vocal. Il s’agit d’un mélange d’informations sur un scénario et les sens de l’utilisateur au moment où il interagit avec un système. Se demander si le bruit ambiant est trop élevé pour entendre une réponse ou non, savoir si l’utilisateur est proche de l’interface graphique et a accès à des informations visuelles, s’il peut parler à voix haute d’informations privées… Autant de facteurs qui peuvent influencer la façon dont vous développez votre interface.

Comment atteindre les 2 objectifs principaux

 

La meilleure utilisabilité

 

Une fois vos personas et vos placeonas prêts, gardez ces éléments à l’esprit lors de la conception de votre VUI et de votre VUX. Comme pour toute autre interface, vous devrez penser à votre architecture d’information (AI) et à la manière dont votre persona pourrait logiquement utiliser votre produit ou service à commande vocale. Essayez de faire en sorte qu’elle soit facile à utiliser. Évitez de créer des commandes trop complexes qui seraient trop difficiles à retenir. De plus, gardez à l’esprit qu’il n’y a (peut-être) pas d’interface visuelle en soutien.

 

Pour vous aider, vous pouvez créer des organigrammes pour cartographier TOUTES les conversations potentielles. En effet, même si cela semble clair dans votre tête, cela peut s’avérer être la partie la plus difficile. Essayez d’être aussi exhaustifs que possible. Pensez à la réponse potentielle en cas d’erreur, à ce qui se passe s’il n’y a pas de résultats, au temps de réponse et à ce qui se passe s’il est dépassé…

 

N’hésitez pas à réaliser des sessions de test ou des enquêtes auprès de vos clients/prospects actuels ou potentiels en fonction des caractéristiques de votre persona.

 

Un outil puissant pour la fidélité des utilisateurs

 

La voix ouvre de nouvelles possibilités pour atteindre vos clients et prospects. Comment en tirer parti pour créer un marketing expérientiel de qualité et améliorer la fidélité de vos utilisateurs ?

 

Afin d’être au bon endroit au bon moment, vous devez choisir vos cas d’utilisation avec soin. Comme nous le répétons souvent, il est contre-productif d’implémenter la voix partout juste parce que c’est possible. Vous devez réfléchir à l’utilité de votre produit et à la manière dont la voix peut y ajouter de la valeur.

 

Pensez également à la personnalité de votre système. Dans le cadre de l’identité de la marque, vous devez réfléchir à la manière dont votre système vocal réagira. Quel ton, quelle voix, quelle « personnalité » il aura. Tout cela doit correspondre à votre image de marque et à ce que vous voulez transmettre. Gardez toujours à l’esprit votre persona et votre placeona ici. Que vous soyez une entreprise B2C ou B2B, la façon dont vous vous adresserez à vos utilisateurs sera très différente.

  • Quelle est la valeur ajoutée de votre système ?
  • Existe-t-il une possibilité de stratégies de vente incitative ou de vente croisée ?
  • Peut-il parler d’autres produits ou services susceptibles d’intéresser l’utilisateur ?
  • Est-il capable de donner des indications afin d’optimiser les tâches et les déplacements ?

 

Pensez à ce que l’utilisateur pourrait vouloir, qu’il s’agisse de besoins exprimés ou non.

Gardez les fonctionnalités de votre solution vocale en tête

 

Enfin, tout dépendra de la solution vocale que vous souhaitez créer. Des simples commandes aux IA conversationnelles complexes, c’est votre cas d’utilisation qui définira le design vocal.

 

Si vous avez besoin d’une solution entièrement intégrée avec des commandes simples pour amener les utilisateurs d’un point A à un point B, sa VUI (Voice User Interface) sera plus facile à concevoir car elle sera basique et exhaustive. En effet, avec des commandes concises, chacune visant une tâche spécifique, les utilisateurs la comprendront et l’utiliseront naturellement. Par exemple, les solutions de picking vocal sont conçues pour être très faciles à utiliser car elles sont destinées à aider les travailleurs de la logistique. Il existe un ensemble défini de commandes afin que les utilisateurs ne s’y perdent pas. En outre, les employés sont rapidement opérationnels et plus efficaces grâce aux instructions assistées par la voix. Vous pouvez consulter cet exemple concret de prélèvement vocal par KFI.

 

Au contraire, si vous souhaitez concevoir des IA vocales complexes telles que des assistants, votre design conversationnel devra faire l’objet d’une réflexion supplémentaire. Ce que les gens peuvent faire avec et comment ils peuvent le faire doit être clair. L’UX conversationnelle doit être complétée par la personnification. Comme nous l’avons dit précédemment, vous devez également étudier le ton de la voix et le comportement afin de les aligner sur l’image de votre marque. Par exemple, Toyota améliore les assistants vocaux embarqués afin de rendre les interactions plus fluides pour les utilisateurs. Afin de bénéficier de tous les avantages qu’ils peuvent offrir, ils doivent être bien pensés et exécutés. Toujours centrée sur l’utilisateur.

 

Définir la portée de votre solution et son évolution sont des éléments clés pour créer une bonne base VUX qui évoluera facilement et accueillera de nouvelles fonctionnalités de manière organique.

 

Les bonnes pratiques de design conversationnel

 

Les mots déclencheur

 

L’une des illustrations les plus faciles du design conversationnel est la façon dont les mots déclencheurs ont évolué pour prendre la forme qu’ils ont aujourd’hui et l’usage qu’on leur demande. En effet, c’est par la pratique que la plupart des marques utilisent désormais la combinaison d’une interjection comme « Hey » et le nom de la marque ou de l’assistant comme Google ou Alexa. L’utilisateur doit toujours commencer la conversation et cela commence par un bon mot d’éveil.

Cette structure « Hey + Marque » est rapidement devenue une bonne pratique. Pour obtenir de bons résultats, un mot d’éveil doit être composé de sons distincts et d’une longueur suffisante pour réduire les faux positifs. Ceci est uniquement du côté de la conception, pour les avantages marketing, nous nous accorderons tous pour dire que répéter le nom de la marque afin d’interagir avec son produit est l’un, sinon le moyen le plus efficace d’améliorer passivement la notoriété de la marque.

 

Une bonne IA conversationnelle

 

Les IA conversationnelles visent à offrir un mode d’interaction plus « humain » et plus transparent avec les utilisateurs. Elles sont une excellente illustration de la VUX dans le sens où elles incluent généralement plus qu’une seule technologie vocale. L’exemple le plus marquant d’IA conversationnelle est celui du commerce électronique. Afin de concevoir un excellent commerce conversationnel (ou toute autre IA conversationnelle), vous devez penser comme s’il s’agissait d’une véritable conversation. Pensez à la façon dont vous aimeriez que quelqu’un réponde à vos questions et essayez de faire en sorte que cela soit aussi humain que possible.

Prenons l’exemple de Starbucks. Il est maintenant simple de demander à votre assistant vocal de simplement « dire à Starbuck de commencer ma commande habituelle ». Ce n’est pas forcément une phrase à laquelle vous auriez pensé et pourtant les gens l’utilisent. Vous devez réfléchir à différentes façons de demander des choses et essayer de les mélanger pour que votre IA conversationnelle soit capable de les comprendre et d’y répondre.

Il en va de même pour la variété des réponses de votre IA conversationnelle. Si l’utilisateur doit répéter plus d’une fois, faites en sorte que votre IA change la façon dont elle demande des précision.

 

TTS avec émotion et prosodie

 

La prosodie est la façon dont les gens parlent, comment ils prononcent les mots et les syllabes… Pour paraître naturelles, les voix que vous utilisez doivent avoir leur propre personnalité. En effet, chacun parle différemment en fonction de sa prosodie et de ses émotions. Ainsi, si votre assistant vocal répond aux utilisateurs avec sa propre voix et son propre style d’expression, les interactions seront beaucoup plus humaines et personnalisées.

C’est ce que nous appelons un persona système. Comme nous l’avons expliqué précédemment, votre interface vocale doit être personnifiée afin d’établir un lien avec l’utilisateur. Selon Don Norman, un chercheur américain qui a écrit un livre intitulé « Emotional Design : Why We Love (or Hate) Everyday Thing », les gens sont plus enclins à s’intéresser à un produit lorsqu’ils sont capables de s’y connecter à un niveau personnel. Ce niveau personnel est le design émotionnel et vous pouvez le réaliser dans le domaine de la technologie vocale.

 

L’importance du SSML pour le TTS

 

Le langage de balisage de la synthèse vocale (SSML) est un langage dont les balises sont utilisées pour personnaliser certains aspects de la parole, tels que la prononciation, l’inflexion, la hauteur du son, etc. Il peut ajouter des pauses, accentuer les mots, régler le volume de la voix parlée, etc. Ainsi, sans SSML, la synthèse vocale, certains mots ne seraient pas dits comme ils le devraient. De plus, il n’y aurait pas d’intonation et la voix aurait l’air robotique, contre-indicatif donc pour un design « conversationnel ».

 

Google Assistant VS Alexa

 

Une excellente comparaison est celle entre Alexa et Google Assistant. En effet, l’une a un nom et l’autre pas vraiment. Alexa apparaît donc plus humaine que Google Assistant car nous la considérons comme un véritable assistant même si nous savons qu’elle n’est qu’une interface vocale. Et devinez quoi ? Alexa a toujours eu un peu plus de parts de marché que Google Assistant.

Il s’agit aussi de savoir « comment elle répond et quel niveau de détails elle va donner ». En effet, Techradar a réalisé un benchmark entre Alexa et Google Assistant et leur a posé à tous deux des questions de culture générale de base. À la question « Quelle est la plus haute montagne du monde ? », Alexa a donné des détails sur le Mont Everest, qui est la plus haute montagne du monde. Mais elle a également parlé du Mauna Kea, qui est techniquement la plus haute montagne, même si la majeure partie de celle-ci est immergée dans l’eau. Alors que Google Assistant a simplement énuméré certaines des plus hautes montagnes de la planète. Il semble donc que l’assistant vocal d’Amazon ait un meilleur design conversationnel que l’assistant Google.

Une fois encore, cela dépend du niveau de personnalité que vous souhaitez donner à vos appareils à commande vocale et du niveau de professionnalisme requis.

En effet, Google pourrait se concentrer sur des cas d’utilisation plus professionnels comme il le fait avec son Google Duplex. Celui-ci est un assistant capable de répondre aux appels et de réserver des places pour les clients, ainsi que de nombreuses autres actions. Mais la caractéristique la plus impressionnante est qu’il peut imiter la conversation humaine avec les diffluences de la parole que cela inclut, comme les « hum » et les « ah ». Voici une démo de ce répondeur interactif :

 

Utiliser la voix à des endroits spécifiques pour un usage utile et valable

 

Une bonne pratique générale pour les interfaces vocales, vous l’aurez compris, est de ne pas en abuser. La voix doit rester une option et compléter d’autres fonctionnalités comme les interfaces numériques. Certes, la technologie vocale est une tendance en plein essor. Elle est d’une grande utilité en matière de mains libres et d’accessibilité. Pourtant, elle peut rapidement sembler exagérée si elle est intégrée dans un appareil où elle n’apporte aucune valeur ajoutée.

Bien sûr, tout semble plus cool lorsque c’est contrôlé par la voix. Mais en réalité, imaginez à quoi cela ressemblerait si tout était commandé par la voix ? La technologie vocale est formidable parce qu’elle n’est qu’une fonctionnalité supplémentaire qui n’est pas encore surutilisée, même s’il existe déjà des cas inutiles. Commander les lumières de sa maison individuellement par la voix n’est pas vraiment ce que l’on peut appeler une valeur d’usage. Il s’agira surtout d’un gadget à exhiber. Alors qu’un scénario complet basé sur la lumière : « Prépare la pièce pour regarder un film » orchestrerait une multitude d’appareils et d’actions (extinction des lumières, fermeture des volets…) pour offrir le résultat attendu.

 

Un autre mauvais exemple est celui de Zendesk :

« Lorsqu’un client demande à un bot de l’aider à retourner un article, ce dernier peut le diriger vers un contenu expliquant la politique de retour de l’entreprise. »

Quelle est la valeur ajoutée de ce type d’interaction ? Aucune. L’IA conversationnelle ne prend même pas la peine d’évoquer les conditions de retour. En plus d’une action déjà basée sur l’insatisfaction (le fait que le client veuille retourner un produit), l’utilisateur est encore plus irrité par une fonctionnalité censée l’aider. Si vous ne pouvez pas le faire correctement, ne le faites pas du tout. Sinon, cela peut finir par nuire à votre entreprise plus qu’autre chose.

 

Conseils pour éviter un mauvais VUX

 

Préférez des réponses courtes de la part de votre IA conversationnelle

 

Même si vous avez une synthèse vocale super et que les gens aiment l’écouter parler, les utilisateurs n’ont pas une mémoire infinie. Si vous avez des informations importantes à partager, assurez-vous qu’elles apparaissent au début ou à la fin d’une réponse et ne la rendez pas trop longue à traiter. Faites en sorte que chaque mot compte et ne parlez pas pour ne rien dire. Vous ne voulez pas provoquer une perte d’attention. Ce point est étroitement lié au suivant.

 

Ne présentez pas trop d’options aux utilisateurs

 

Vous vous souvenez de la loi de Hick ? Comme nous le disions au début de cet article, vous devez éviter de proposer trop d’options à vos utilisateurs. Ils ne se souviendront pas de tout et cela pourrait aboutir à un processus de décision plus long ou à une demande de répétition des options. De plus, selon la divulgation progressive, vous devez demander un seul élément à la fois, il n’est donc pas nécessaire d’inonder l’esprit de l’utilisateur d’informations.

 

Proposez des options claires concernant une commande

 

Lorsque l’utilisateur doit faire un choix, indiquez clairement ce qu’il doit dire pour agir et, si nécessaire, fournissez-lui des informations sur les conséquences de son choix.

 

L’utilisateur doit avoir suffisamment de temps pour réfléchir/répondre.

 

Cela peut sembler logique mais je parie que vous aussi avez déjà été irrité de ne pas pouvoir énoncer correctement une commande par manque de temps ou car l’assistant vocal suppose que vous avez fini de parler alors que ce n’est pas le cas ? Pour éviter cela, assurez-vous de prévoir un temps de réponse suffisamment long pour que les utilisateurs puissent réfléchir à ce qui leur convient. De plus, lorsque l’interface attend une réponse de l’utilisateur, faites en sorte que cela soit clair. Ne laissez même pas planer le doute sur le fait que l’utilisateur est censé s’exprimer. Il peut s’agir d’un retour/aide visuel ou sonore qui informe l’utilisateur que le système attend qu’il effectue une action.

 

Demandez la validation de l’utilisateur

 

Les utilisateurs voudront que le système agisse comme un véritable être humain, ce qui passe par l’empathie et l’écoute active. Ils veulent se sentir écoutés et compris par leurs appareils. C’est donc une excellente pratique que de demander leur validation lorsque des commandes spécifiques sont prononcées. Pour ce faire, réfléchissez à toutes les interactions possibles. Comme nous l’avons dit précédemment : créez des flux de dialogue. Lorsque l’utilisateur prend des décisions importantes, soyez clair : « Êtes-vous sûr de vouloir [faire ceci] ? » ou « Vous voulez [faire cela], n’est-ce pas ? ».

 

Pourquoi le design conversationnel est si important

 

Un autre miroir avec l’UX, longtemps oublié, est rapidement devenu un fer-de-lance en matière d’avantages concurrentiels

 

Avantages de VUX à court terme

 

  • Satisfaction du client

Dans la société actuelle, concevoir un assistant vocal peut être un atout pour votre produit ou service pour les principales raisons dont nous avons parlé dans cet article. Si votre produit ou service est déjà bien implanté, l’ajout d’une fonction de contrôle vocal peut accélérer votre croissance et ainsi vous aider à obtenir un retour sur investissement rapide. Pensez-y : avez-vous déjà vu autant de personnes envoyer et écouter des messages vocaux ? Même en public !

 

  • Standardisation

Tout comme pour la conception graphique classique, la conception vocale se standardise afin d’offrir une expérience cohérente aux utilisateurs. Cela contribue à la croissance de la courbe d’adoption. Cela permet également aux professionnels de donner des lignes directrices, comme nous l’avons fait dans cet article. Étant donné que les utilisateurs attendent des fonctionnalités et des actions spécifiques lorsqu’ils prononcent des commandes spécifiques, vous ne gagnerez rien à changer les règles. Au contraire, cela pourrait même être plus contre-intuitif pour eux si vous osez changer leurs habitudes.

 

Les avantages du design conversationnel à long terme

 

Tout d’abord, le design vocal est la base de l’adoption de la technologie vocale. Plus elle est facile à utiliser, plus les gens s’y habituent et l’utilisent naturellement. Même si la technologie n’est plus une nouveauté, son cycle de vie n’en est qu’à son début et il y a beaucoup d’utilisateurs à conquérir.

 

  • Un processus de décision plus rapide

Un VUX bien conçu peut aider les utilisateurs dans leur processus de décision. En effet, comme nous l’avons mentionné précédemment, la prise de décision doit être facile et claire. Ainsi, les utilisateurs savent ce qu’ils engagent lorsqu’ils répondent à leur assistant vocal ou émettent des commandes vocales. Plus le design vocal est bon, plus l’utilisateur sera en confiance pour l’utiliser.

 

  • De bonnes bases pour un bon marketing vocal

Nous avons présenté ce qu’est le marketing vocal et quels sont les tournants actuels de cette technologie. Elle n’en est encore qu’à ses balbutiements. Ne manquez pas de vous y intéresser car même les géants des GAFAM s’y intéressent de près. Ensuite, partir d’un bon design conversationnel pourrait vous aider à profiter rapidement de cette nouvelle tendance.

 

Que pensez-vous du marketing vocal ?

 

Le marketing vocal n’est pas encore un espace saturé et constitue un moyen innovant d’interagir avec les utilisateurs. Il s’agit d’une tendance qui se développe rapidement et qui prend de plus en plus d’importance, surtout dans une société où la voix prime. Chez Vivoka, nous sommes convaincus que la voix est la prochaine grande évolution de notre vie quotidienne. Ainsi, les spécialistes du marketing feraient mieux de s’habituer à l’utiliser car elle leur permettrait d’atteindre leur audience par un moyen différent des interfaces visuelles. Plus originale et facilement mémorisable (on peut facilement chanter un jingle sans voir les images de la publicité, alors que le logo est plus difficile à visualiser et à « recréer »), elle est un excellent moyen de rester présent dans l’esprit de l’utilisateur et d’augmenter sa notoriété spontanée. Qu’attendez-vous ? Créez dès maintenant votre assistant vocal de marque !

 

 

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